Aux falaises

Aux falaises
l’Homme perd ses exactes pensées –
les nuages roulent leur corps
souple,
leur vigueur de chiens fous transperce
les passants mélancoliques.
On goûte alors aux flèches des
guerriers blonds
de l’ancien Temps.
L’océan se pare de cette lumière
sainte, qui déchire les doutes,
en fabriquant dieux et passions.
Sous les pieds de l’Homme,
l’irrésistible réponse
du monde.
Les rochers sont le berceau
au creux duquel il naquit
– pour la seconde fois –
heureux, en ce ventre doux,
loin des parois mortes
et des chairs corrompues.
Oh, vents ! Ecoutez les
paroles
de celui qui comprit,
Aux falaises,
que les exactes pensées
ne sont que les ombres pourpres
de l’Océan ;
que l’Homme, dés lors qu’il
touche
ces terres,
comble du regard le gouffre de la Falaise,
et revêt le précieux manteau des
tempêtes
et des embruns.
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{ 00:28, 30/04/2008 }
{ posté par http://fiatlux.lasiate.com }
les murs, toujours les murs
les pierres toujours dressées
pour le sang des sacrifices
pour les espaces rétrécis
par la peur des autres
les murs qui séparent
sans protéger!
au printemps
{ 10:12, 30/04/2008 }
{ posté par Anonymous }
L'homme oublie
les murs et les soucis
il lui prend l'envie
de courir
à travers le temps.
Les falaises en éboulis,
l'océan qui rugit
la terre de roulis en roulis
tout s'efface d'un chant de coucou
quand l'homme avance
à pas de fourmis
Sur la rosée
des brins d'herbe
sous son poids
risquant de terre toucher.
Maïté
(j'espère bien faire pour que mon commentaire apparaisse, car le précédent a fondu avec les nuages )
{ 10:13, 30/04/2008 }
{ posté par johal }
Bonjour Lasiate,
touchée... Merci
(même si les murs de pierre ne sont sans doute pas les plus destructeurs...)
les murs
{ 10:14, 30/04/2008 }
{ posté par Anonymous }
merci de lire
qui sous son poids
risquent de toucher terre
{ 10:16, 30/04/2008 }
{ posté par johal }
Coucou Maïté,
il est là, je viens de le voir...
" à pas de fourmi" pour ne rien déranger, ou si peu, pour laisser parler chaque goutte de rosée et chaque chant d'oiseau.
Merci, Maïté, très heureuse de te voir ici :)
{ 11:21, 30/04/2008 }
{ posté par Anonymous }
Ce mur, ce "précieux manteau des tempêtes et des embruns", semble bien dérisoire en sa frustre beauté devant les assauts du vent!
celtique, un mur d'esprit
contre la houle éolienne
abri fragile de beauté.
Pierre
http://jeandler.blog.lemonde.fr
{ 16:55, 30/04/2008 }
{ posté par johal }
Pierre, j'ai revu, hier même, la "docu-fiction" avant l'heure de Flaherty, "L'homme d'Aran". Fascinée par ces hommes grattant le sol, pas après pas, pour faire place à leur vie, tenant à rien -quelques pommes-de-terre- ; fascinée par les murets bas, sortis du ventre de la terre, dérisoires et magnifiques bras minéraux protégeant des extraordinaires vents d'ouest.
murs ...murs...
{ 04:03, 1/05/2008 }
{ posté par aspe }
dresser par des mais rugueuses
quand je découvre ces murs, au quatre coins des terres, partout de par le monde, .., dans les landes, les estives, vers les rudes pentes, les terrains perdus, au bout des sentes, je ne peux m'empêcher d'avoir une penser pour ces bâtisseurs...Ces hommes au coeur courage, qui se mettent à l'ouvrage..http://www.pierreseche.net/
{ 09:21, 1/05/2008 }
{ posté par johal }
Merci aspe de ta visite et bienvenue.
J'ai les mêmes pensées que toi en voyant les murs humbles, érigés sans bruit par les constructeurs du quotidien...
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