Le Vent des Fous | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Roberto Juarroz
{ 20:57, 9/07/2008 }
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Il faut vivre ce que nous n’avons pas, par exemple la perfection désolée de la parole, le persistant sourire des morts, le net midi de la mi-nuit, les méandres désespérés de l’écume, ou la vieillesse rance de ce qui vient de naître. Car bien que nous n’ayons pas non plus ce que nous avons ce que nous n’avons pas nous ouvre davantage la vie. Déshérités du centre, l’unique héritage qui nous reste est dans le décentré. Roberto Juarroz, Poésie verticale, Les Cahiers de Royaumont, 1988 Reçu comme la terre reçoit la pluie dans sa verticalité d’apparence (car il y a le nuage et l’océan et le désir et tout cet indicible qui fait l’ondée la mousson ou la rosée au fond toute cette horizontalité superbe) reçu le poème proue et poupe flancs et mât marins et vagues au creux de mes mains l’aumône inattendue de la transparence et du revers invisible des mots { Poster un Commentaire } { Page Précédente } { Page 53 à 148 } { Page Suivante } |
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