Le Vent des Fous | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Et tous ces petits morts...
{ 11:44, 12/07/2008 }
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Et tous ces petits morts qui s’accrochent au rebord des paupières, à nos narines et à nos bouches. On a beau s’ébrouer secouer sa cervelle son passé son présent, les importuns s’agrippent, leurs doigts d’ombre crispés sur le désespéré des êtres. Il faut leur dire, il faut me dire, mourir n’est rien. L’entre est terrible. L’entre est le nid du fou. La réalité, quelle qu’elle soit, chienne ou louve, n’attend que la caresse de l’instant. La mort au coin du vif réchauffe ses vieux os. Mort et amour, deux mots imprononçables. J’aime la simplicité des dieux, des tombeaux préparés, des unions évidentes, des grigris, des bêtes qu’on égorge pour arroser la terre de pluies abandonnées. Je prierai un Moaï plus qu’une église si seulement je priais. Ou l’oiseau du matin. Ou la source qui rafraîchit mes lèvres, l’autre jour dans la montagne. Ou ce baiser nu. Oui, je prierai pour celui-là. L’entre est terrible. Le choix des terres insupportable. Laissons les mots dériver sur la mer des possibles. Les vents se chargeront des voiles et des marins. { Poster un Commentaire } { Page Précédente } { Page 50 à 148 } { Page Suivante } |
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