Le Vent des Fous

Un peu de large

{ 17:14, 13/07/2008 } { 1 commentaire(s) } { Lien }

De Carta Marina, Olaus Magnus, 1539


Aux bords accidentés de l’océan, entre voutes et dents, renflements et gouffres, le passage est étroit. Pont de singe. Comment ne pas se saisir de vertige, soi-même, par le col, de vertige, s’obliger de face à voir cet ourlet bleu, coupon d’éternité, une goutte et déjà tout s’amollit, tout se trouble, les jambes, les idées, les autres, son propre corps qui se mêle aux rumeurs de l’insaisissable, comment suivre la terrestre ligne du dos et de la tête quand on a senti les flancs resserrés de la voie, quand le décentre, le tournoiement des flots fut un instant saisi dans l’entrebâillement des vides.

Pontons rongés par vers et idée des îles, des îles d’ailleurs et des hommes poissons, face aux lointaines femmes, piquets et phares, statufiées, nez aux marées des ans, je respire, elles meurent, ils jouissent de l’échappée turquoise.

ainsi va la vie


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{ 09:31, 15/07/2008 } { posté par Anonymous }
souhaitons un bon voyage aux hommes poissons

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