Dans le siècle...

Moero Wakamatsu, son site ICI
Dans le siècle des corrompus des cingles des martyrs rétractés sous leur lambeaux d’humains voici l’offrande car le corps écrasé mutilé crépitant de pierres indignes laisse - comme une aurore - couler de ses os la sève inaltérable des profondeurs. Mouvement d’exode on sort de ses entrailles l’indicible terreur des lies pour écrire en l’espace la croissance lente du pur le douloureux arrachement des gangues et l’exultante résurrection des eaux brûlées.
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L'élan du mouvant
{ 22:57, 19/07/2008 }
{ posté par Pl }
C'est magnifique, je veux dire magnétique cet écrit du mouvant...
(j'aurais, parce que je suis anti-clérical primaire substitué au mot "résurrection" celui de "résurgence" mais revenir du royaume des morts, c'est plus fort que sourdre.)
(Généralement je ne fais que des critiques négatives, c'est plus facile et il ne faut pas le répéter, plus amusant)
{ 09:06, 20/07/2008 }
{ posté par Anonymous }
Sans que je sache l'expliquer, votre texte me ramène à Artaud et son poème: "Extase"
" Recherche épuisante du moi
Pénétration qui se dépasse
Ah ! Joindre le bûcher de glace
Avec l'esprit qui le pensa "
Merci des mots déposés chez moi.
Alice
{ 11:14, 20/07/2008 }
{ posté par johal }
Pl, je suis un peu maladroite quand un mot me touche. Alors sans autres salamalecs, merci.
Alice, je ne connais que très peu Artaud, le texte que vous avez posé m'incite à aller de plus près à sa rencontre. A très bientôt...
Artaud
{ 11:50, 20/07/2008 }
{ posté par Pl }
Antonin Artaud
Avec Artaud on s’éloigne, non pas que l’on prenne de la distance mais si l’on veut respirer il faut se tenir hors d’atteinte des remous sur une lisière qui ne permet que de regarder sans comprendre comment s’irise l’œil du cyclone. Artaud est habité de franges irrespirables et de brillantes trouées dans les fluxions du perceptible.
Poulpe et engrenage, il enserre et broie le passeur qui construit l’idée du fleuve sur les floconneuses planches traversières et décide contre toute attente que la nuit formule les étoiles dans les alchimies indiennes des soyances. Hygromètre du Peyotl, il noue d’épaisses forces et les dresse à détruire, maille à maille leurs certitudes.
Tout est rouge chez lui même les odeurs. Certaines grenouilles de l’Amazone avancent ainsi qu’il faudra en elles dévorer le poison des reflets et que se nourrir dans l’allégorie de la connaissance ne peut se concevoir que par sa propre destruction.
Artaud n’est pas fou, il le devient par ce qui en lui s’approche des dislocations de l’esprit. C’est son choix et son paroxysme, à l’inverse D’Icare et dans le même mouvement il plonge dans les consomptions du phosphore des limbes comme vers les soleils très noirs des profondeurs.
« Toute l’écriture est de la cochonnerie et je vous l’ai dit; pas d’œuvre, pas de langue, pas de parole, pas d’esprit, rien »
(Le pèse-nerfs)
Voilà Pl, j'ai moi aussi joué les exploratrices aujourd'hui. En dégrafant mes colonnes de bouquins "à lire plus tard" pour retrouver, je le savais, je l'y avais posé il y a quelques mois, à peine le temps d'être gobée par le quotidien, "Les Tarahumas", coll. Folio essais. Voilà et merci.
(à Alice itou bien sûr)
Edité par johal le 20/07/2008 à 23:25
{ 22:41, 20/07/2008 }
{ posté par johal }
Excusez-moi Pl, je crois que j'ai malencontreusement inséré mon commentaire dans le vôtre, c'est juste une mauvaise manip. Je ne modifie rien de peur de faire pire !
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